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Nous sommes toutes des Gabrielle Union

J’ai toujours eu cette image de « mean girl », quand je vois Gabrielle Union.  Il faut dire que les personnages de films quelle a joués n’ont pas beaucoup aidé. American Grils par exemple. Mais récemment, son rôle de Marie Jane Paul dans la série éponyme m’a donné une toute autre image d’elle. Des sentiments ambiguës j’aime pas/j’aime bien. Ne dit-on pas que certaines personnes nous renvoient à notre propre image? Dans cette série, on a l’impression qu’elle joue sa propre vie. On voit une femme face aux mêmes drames familiaux, amoureux … que nous et une femme en proie avec ses propres démons.

Pour les jeunes filles noires qui grandissent en Occident, le challenge peut être encore plus grand. Les problèmes d’identification et d’intégration peuvent résulter à un manque de confiance de soi ou pire encore, à une non acceptation de soi.

Je suis tombée sur un discours de Gabrielle Union lors de la 13ème cérémonie du Step Up’s Inspiration Awards, elle y raconte son parcours de petite fille noire et de la confiance en soi. Très poignant, très touchant.

 

Je ne peux pas vous dire qui je suis sans vous dire par quoi je suis passée. Laissez moi vous raconter une histoire. L’été passé, j’ai eu un moment de réflexion accompagné de colère et de rage. J’ai appelé quelques amis et je leur ai dit que je ne veux plus vivre de cette façon. Il me fallait une intervention. Ils m’ont demandé: tu as cette colère en toi depuis combien de temps? Et je leur répondis, depuis très longtemps. S’en est suivi un long processus de retour en arrière.

Alors, vous savez quand vous entendez cette phrase: je ne suis pas raciste, j’ai même une amie noire? Eh bien c’était moi, cette amie noire.

 

Gabrielle Union s’est toujours considérée comme le morceau de chocolat noir dans un cookie. L’éducation très dure de ses parents n’a pas aidée. Ils lui ont dit: tu devras toujours être la plus forte, la meilleure, la plus excellente, pour être considérée comme l’égale de tes camarades blancs. Voyez vous ce que ça fait dans l’estime d’une petite fille? Qu’elle ne sera jamais assez bonne. Alors elle a commencé à tout gardé à l’intérieur d’elle.

 

Je me disais tout le temps: tu es une grosse blague, et tout ce qui t’arrivera de mal, c’est parce que tu l’auras mérité, parce que tu es pathétique. Alors à l’école, je vous être bien vue. Je voulais qu’on me dise: « Oh tu t’exprimes très bien pour une noire ». Mes cheveux devaient être très lisses. Je laissais la crème défrisante aussi longtemps que possible jusqu’à ce que ça me brule. Chaque fois qu’un garçon ne m’aimait pas, je me disais que c’est de ma faute, parce que je ne suis pas assez bien. Quand j’ai été violée à 19 ans, ce n’était pas la faute à mon bourreau, c’était parce que j’étais un loser. Et c’est ce qui arrive aux losers. Quand j’ai divorcé, c’était parce que j’étais un loser.

 

C’est après que ses amies l’ont mise au défi de changer sa manière de penser d’elle-même, qu’elle s’est rendu compte de sa valeur.

 

Quand j’ai commencé à faire un travail sur moi en Août, je me suis dit que je dois cesser de me faire du mal, de m’humilier de la sorte. Je dois remplacer cette voix dans la tête qui me diminue. Ca doit s’arrêter. Ca fait tellement cliché mais c’est la vérité. Et ce jour, j’ai commencé à me dire que je suis « Cool », je suis « belle »…

Être une femme mariée, être une mère, rien ne cela ne me définit ni ne m’apporte de la valeur. J’ai de la valeur du simple fait de ma naissance. Je suis belle et fabuleuse juste parce que je respire. Nous avons tous de la valeur du simple fait de notre naissance.         – Gabrielle Union

 

La peur du jugement et de l’humiliation nous font réagir sévèrement envers nous même.

 

 

Leighton Olivia

 

 

 




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